Le contre coup…

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Je vous en avais déjà parlé ici, après quelques années de préparation, je suis enfin partie au Népal. J’ai en quelque sorte réalisé mon rêve, partir seule dans ce pays d’Asie. Et puis j’ai toujours rêvé de participer à Pékin Express sur M6, on va dire que j’ai allié le Népal au voyage « sac à dos ». En tout cas, j’ai vraiment l’impression d’avoir accompli une mission, d’avoir fait ce que j’avais à faire. Pour le moment, car je sens déjà le prochain appel …

Je suis partie du 8 au 18 avril dernier, j’aurais aimé partir plus de 10 jours mais je n’ai pas pu avoir plus de congés à cette période de l’année. J’avais préparé mon voyage avec AirBnB, j’ai dormi chez l’habitant, me suis déplacée en bus. Je suis rentrée il y a donc environ 1 mois et demi, et les traces de ce voyage sont toujours bien présentes. Je serai marquée à vie par cette expérience, mais disons que je suis toujours dans la phase « digestion ».

Je m’attendais à être chamboulée, mais pas à ce point. Je m’attendais à vivre et à voir des choses inédites, exceptionnelles, à avoir des prises de conscience. Et je me rends compte que j’ai été touchée au plus profond de moi même, que des changements s’opèrent sur la longueur.

J’ai du mal à parler de ce voyage. Là bas, la seule personne avec qui j’ai échangé c’est Monsieur Koala. J’ai l’ai eu tous les soirs au téléphone sauf une fois, pas longtemps car l’électricité est régulièrement coupée et donc le wifi aussi. Je n’ai rien posté sur les réseaux sociaux, moi qui en suis adepte. A mon retour, j’ai eu du mal à reconnecter. Mon corps était là mais mon esprit bien loin. J’ai montré mes photos à peu de gens. Quand on me demande de raconter, je reste évasive, je bloque et ne raconte pas les détails.

Je ne sais pas réellement pourquoi. Peut être que je veux garder tout ça pour moi, peut être que j’ai peur d’être déçue de la réaction des autres, que de toute façon personne ne saura vraiment comprendre ce que j’ai vécu et que je ne veux pas qu’ils minimisent mon expérience.

Je n’ai donc pas encore fait d’article sur mon voyage, je ne sais pas s’il y en aura un, peut être plus tard, quand j’aurai digéré l’intégralité de la chose. A la fois j’ai très envie de présenter ce pays, ces habitants car ils méritent vraiment d’être connus, et à la fois, quand j’essaye, j’ai l’impression de me mettre « à poil » et je supprime les 3 mots que j’ai écrit.

Je sais juste que le Népal est un pays vraiment extraordinaire ! Je m’y suis sentie bien au 1er pied que j’ai posé ! Je me suis sentie chez moi tout simplement. Je n’ai jamais eu peur, je ne me suis jamais sentie en insécurité. Les népalais sont gentils, serviables, peut être même trop ! Ils sont honorés que l’on vienne visiter leur pays, limite étonnés que l’on vienne de si loin pour les rencontrer. A l’image de cette femme à droite que j’ai rencontrée sur les marche du temple Swayambunath et qui m’a présenté son artisanat. J’ai fini chez elle à même le sol, dans une pièce de 10m2 toute fissurée, à boire un thé noir avec sa maman, un moment de partage rare.

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Gorka et sa maman, un thé partagé, un moment gravé

C’est un pays très pauvre évidemment, qui porte encore les stigmates du tremblement de terre du 25 avril 2015. Le peuple népalais est très fort et ne baisse jamais les bras, même quand les dieux qu’ils prient tous les jours leur envoient une telle épreuve. Ils sont humbles et généreux, ils donnent sans retour.

Je ne pensais pas découvrir autant de paysages différents. En 10 jours et 3 villes, j’ai eu l’impression de visiter 3 pays ! Katmandou et ses klaxons incessants, sa poussière, ses temples, 30 degrés, puis Pokhara au bord d’un lac et des montagnes, apaisant, 20 degrés, puis la jungle, rhinocéros, ours, crocodiles, 40 degrés !

Bref, je me nourris encore des photos et des vidéos que j’ai prises. J’échange par mail et réseaux sociaux avec mes hôtes d’AirBnB avec qui j’ai tissé de vrais liens d’amitié. Je ne veux pas oublier, j’ai besoin de garder un point d’encrage là bas.

J’espère vous raconter toute l’histoire bientôt…

Namaste

 

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Le contre coup…

Le Népal et moi

C’est pour le moins un pays auquel on pense peu pour un voyage, à moins d’avoir une vraie quête spirituelle. J’ai une histoire bien particulière avec ce pays, qui me mène aujourd’hui à faire le plus enrichissant des voyages.

Pour entrer dans le vif du sujet tout de suite, je crois aux signes que la vie, ou autre chose d’ailleurs, peut mettre sur notre route. J’ai compris ça en 2007. Au début, je n’en parlait pas trop, un peu peur de la réaction des autres. Et puis, petit à petit, je me suis rendue compte que l’idée commençait à faire son chemin auprès des gens. J’ai convaincu des proches, comme je me suis laissée convaincre, système boule de neige. Aujourd’hui, j’en parle plus librement, parce que 1, les gens sont de plus en plus ouverts, et 2 je m’assume aussi beaucoup plus qu’à 20 ans ! Je n’ai plus peur de dire ce que je pense, de passer pour un satellite aux yeux des autres.

FLASH BACK … En 2005, j’ai 19 ans,  j’ai fais un stage au parc des Expositions de Nancy (début de l’histoire d’amour avec mon métier, aujourd’hui, je bosse dans celui de Lyon.) Et pendant ce stage se déroule la Foire Internationale avec tous les ans un pays à l’honneur. Je récupère des affiches de la Foire de cette année là et puis d’autres années parce qu’elles me plaisent. Je les accroche derrière ma porte de chambre chez mes parents, voilà c’est joli, au revoir… Pendant des années je ne fais pas DU TOUT attention, j’ai quitté le nid familial en 2005 justement, j’ai laissé ma chambre telle qu’elle a toujours été.

La toute 1ère fois que j’ai tiqué sur ce pays, je crois que je lisais un article sur Jenifer, Star Academy oui oui, qui revenait d’un voyage là bas, elle avait passé quelques temps dans un orphelinat, je crois que c’était en 2006, mes souvenirs sont vagues.

Puis, j’ai le souvenir de faire des recherches bien plus tard, sur comment parrainer un enfant au Népal. On est à peu près en 2010, je passais des heures sur internet à étudier les sites des orphelinats, je me suis concentrée un moment sur le haut Dolpo, région du Nord Ouest du Népal à la frontière du Tibet.

Je m’intéresse au Népal de plus en plus, l’idée me revient souvent. Quand je regarde sur Google les images, il y a un temple que j’adore qui s’appelle le Swayambhunath. Ce mot sera d’ailleurs mon mot de passe pendant longtemps ! Avant de l’écrire sans faire de faute, accroche toi coco !

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Temple Swayambhunath – Kathmandou

Un temple avec cette forme si particulière, les yeux de Buddha, presque perçants, et tous ces drapeaux de prière bleu, rouge, jaune et blanc. Au Népal et au Tibet, ces drapeaux sont très utilisés : il y a de petites prières écrites sur chaque drapeaux, les guirlandes sont accrochées de manière à ce que quand le vent souffle, il emporte avec lui les prières dans les airs. C’est joli hein ? Perso j’adore !

Un jour en 2012 ou 2013 je dirais, je rends visite à mon père, je récupère ma chambre pour le weekend comme d’habitude. Je ferme la porte de ma chambre et là … Merde alors ! Je reste immobile devant ma porte fermée… C’était là pendant tout ce temps, depuis 2005 …

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Affiche Foire Internationale Nancy 2004 – Pays invités à l’Honneur : Inde, Mongolie, Tibet, Népal, Thouban

L’affiche de la Foire de Nancy il y a 10 piges ! Avec le temple en question ! Vous allez me dire « Waiiiiii c’est le hasard ton truc ! » Wai, sauf que le hasard, j’y crois pas ! Je pense que chaque personne que l’on rencontre, chaque bonne ou mauvaise expérience qui nous arrive, ne se fait pas par hasard. Il y a forcément un message à recevoir, quelque chose à comprendre. La fin de cet article vous en dira plus.

Donc après ça, je me suis dis : « Bordel, c’est quoi l’embrouille avec le Népal ? » Mais il était encore trop tôt pour le dire… J’avais eu un indice pour la 1ère fois, il y en aurait surement d’autre. J’aime bien voir la vie de cette façon, comme une course au trésor ! Comme dans « Benjamin Gates » ! Tu sais qu’il y a un trésor quelque part, tu ne sais pas où, tu dois trouver la carte, les indices… On n’a qu’une vie, autant la vivre à sa façon !

Puis, été 2013, vacances en Ardèche, vallon Pont d’Arc, on entre dans une petite boutique ethnique avec des jolis tissus, des sculptures de Buddha, plein d’objets d’art que la dame ramène de ses voyages en Inde et d’ailleurs. On repart avec un bol tibétain et il y a cette petite statuette de Ganesh, vous savez, l’éléphant. J’hésite, on s’en va … Je regrette déjà de ne pas l’avoir pris… Le lendemain on y retourne pour d’autre raison, et là je ne réfléchis pas, j’achète ce mini Ganesh, comme un 6 ème sens, la petite voix en toi qui te le dis.

En rentrant à la maison, je cherche à savoir qui a été Ganesh, pourquoi il m’a attiré autant. Je le connaissais de nom mais basta. Wikipédia, c’est un dieux d’Inde emblématique de l’Hindouisme, proche du Bouddhisme. J’achète « Le Bouddhisme pour les nuls » que je dévore. Tout ça me renvoie encore une fois au Népal, ou cette philosophie de vie  prédomine. Oui le Bouddhisme, l’Hindouisme… contrairement à ce qu’on peut penser ne sont pas des religions mais des façons de penser, des philosophies de vie.

Fin 2013, j’annonce à mon homme que j’ai envie de partir au Népal, pas tout de suite, mais que c’est un projet qui fait son chemin. Je lui dis aussi que je souhaite partir seule, ça n’a évidemment rien à voir avec lui, j’ai juste besoin de le vivre seule. Il le comprend parfaitement et m’encourage.

Il est même bien plus important qu’il ne le croit dans ma démarche. J’ai un amoureux qui se débrouille toujours, partout, qui ne panique jamais, qui est calme dans toutes les circonstances. Il est partit en Haïti en 2011 pour aider après le tsunami. Quand il m’a raconté son voyage, avec ces problématiques sanitaires, ce confort inexistant, ces difficultés pour boire et manger, ça m’a fait relativiser. Moi je suis plutôt du genre à m’emballer pour rien, à m’agacer quand ça ne se passe pas comme prévu…

Je l’ai observé lors de notre voyage à Mayotte en août 2014, puis à Berlin en décembre 2014, il m’inspire en quelques sorte. Je me suis rendue compte qu’il suffisait d’accepter la situation et de faire avec les moyens du bord, tout simplement. Paniquer ne sert à rien, à part empirer les difficultés. Après ces quelques voyages, je me suis sentie capable de le faire !

Et puis, en septembre dernier, je me suis dis « Bon, la blonde, tu vas arrêter de DIRE que tu vas y aller, et tu VAS y aller ! » Synchronisation des montres :  le chéri, OK ! la chef, OK ! Merde, je vais vraiment le faire ? Ça commence à devenir réel… ça fait 15 jours que je compare le prix des billets … Tssss, j’ai peur quand même … je clique… ça y est … j’ai mes billets pour le Népal …!! Whow…

Décollage le 8 avril 2016 pour 10 jours d’aventures ! Pas de trek prévu, il faut 10 jours pour en faire un sympa donc ce sera pour une prochaine fois. Je vais visiter la vallée de Kathmandou, le but est de rencontrer les népalais, leur mode de vie, leur coutumes…

Pas d’hôtels non plus, la forme la plus simple de vivre au plus près des gens c’est encore de vivre AVEC eux ! Ce sera donc Air BnB. Sans me prendre la tête, si je suis bien à un endroit j’y reste, sinon je pars.

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Il y a 3 questions qui reviennent souvent quand je parle de ce voyage : « Mais t’as pas peur de partir seule? »

En fait non. C’est super excitant mais pas effrayant. J’ai eu le temps pendant tous ces mois, voir années, de lire plein de témoignages sur la mentalité du pays, le statut de la femme. Les népalais sont bouddhistes, foncièrement gentils et à l’écoute de leur prochain. Ils ne sont pas racistes mais au contraire très ouverts aux autres. Une femme seule n’est pas en danger, j’ai pu lire qu’à part un « beautiful » dans la rue, elles sont respectées. J’ai même lu qu’une personne qui séjournait dans une auberge avait perdu son porte feuille. Un népalais lui a rapporté avec l’argent à l’intérieur ! Ici en France, on t’importune dans la rue avec des mots bien plus crus que « jolie » et quand tu perd ton porte feuille, quand on te le ramène, si on te le ramène, il est vide !

« Mais pourquoi le Népal? » Au final, c’est plus le Népal qui m’a choisit ! Je n’ai pas de famille là bas, pas d’expérience, rien de spécial, juste une attirance incompréhensible, quelque chose à accomplir la bas, comme si ma déstinée m’appelait…

« Pourquoi tu pars seule, les voyages c’est sympa quand tu les partage non? » Je crois que c’est ce qui tracasse le plus les gens. Je pars seule parce que j’ai BESOIN de le vivre avec moi même. Je pense que je cherche à me prouver quelque chose, à accomplir quelque chose que j’admire chez les autres. Et quand tu es seule finalement, tu es beaucoup plus ouvert aux autres. Quand tu voyages à deux, tu parle la même langue, tu discute de ta vie que tu connais déjà, tu reste quand même dans ton confort, tu as quelques repères. Quand tu es seule, tu as tout le temps de regarder, d’aller à la rencontre des gens, de te perdre, de fouiller en toi des ressources que tu ne connaissais pas, c’est ce que je cherche.

Je peux dire aussi que j’ai une petite quête spirituelle. Depuis un peu plus d’un an, j’ai commencé une grande remise en question. J’ai décidé de me regarder en face, de pointer les choses que je n’aime pas chez moi, mes réactions, mes pensées, et de les changer. Arrêter de me voiler la face, comprendre pourquoi je reproche telle chose à telle personne, et pourquoi le problème ne viendrait il pas de moi ? Il y a une phrase très juste qui dit « Si tu veux que le monde change, change toi toi-même » Et oui, le plus efficace c’est encore d’être acteur de sa vie, pas spectateur en attendant que les autres « soient moins cons », « fassent des efforts », « changent d’attitude ».

Je vous laisse avec une vidéo d’Oprah Winfrey postée sur la page Facebook de Femme d’influence magazine. Ça rejoint beaucoup mon histoire de signes de la vie auxquels il faut être attentif et ses mots sont ultra bien choisis pour en parler.

Belle journée !

Le Népal et moi

#BERLIN14

En décembre 2014, j’ai offert un weekend à Berlin à mon amoureux pour ses 30 ans.

C’est une des 1ères capitales européennes qu’il avait envie de voir et je commençais moi aussi à vouloir aller faire un tour chez nos amis européens, peut importe par quel pays on commençait.

On me décrivait Berlin comme une ville où l’art avait une place importante, une ville jeune et dynamique, c’est bien cette ville qu’on a découvert.

On est partit de Lyon par Easy Jet le vendredi matin pour un retour le dimanche après midi. Rapide et efficace, un sac à dos chacun, pas de bagage en soute. On avait laissé la voiture à l’aéroport et j’ai été agréablement surprise du prix du parking : 30€ pour 3 jours, réservé à l’avance sur le site. Vous recevez un code à scanner sur la borne du parking, parfait !

Nous avions donc 2 jours plein pour visiter la ville, les bâtiments à l’architecture incontournable, les magnifiques marchés de Noël très nombreux à cette époque de l’année, l’art de rue et les galeries sans oublier la bière !

J’avais tout anticipé, les temps de trajets à pieds / transports en commun : J’avais entré dans google maps toutes les adresses des endroits où nous voulions aller, je n’avais plus qu’à lancer l’itinéraire, on se laissait guider de station en station. Chaque station de tram ou métro est une gare, entendez « Bahnof ». J’ai plutôt bien réussi à retenir les noms, 2 ans d’allemand pendant mes études à Nancy, finalement ça m’a servi ! L’homme par contre, c’était autre chose ! Il avait l’impression d’entendre toujours la même chose! Oranienstrasse, Friedrichstrasse, Mittelstrasse… et oui, Strasse en allemand ça veut dire « rue » donc évidemment …

Jour 1 :

On a donc commencé par aller voir le fameux, mur de Berlin, East Side Galery. On goûte notre premier bretzel, on n’a pas du tomber sur la bonne boulangerie…, c’était pas top, bref. Le morceaux de mur qui reste debout est peint sur toute sa longueur, c’est assez impressionnant, des tableaux très variés, plein de couleurs ! Il faut dire que se retrouver au pied de ce mur là fait réfléchir, c’est assez fou de se dire que quand je suis née, c’était encore une frontière. Quelques barbelés sont encore là, plus qu’un morceaux de mur, un morceaux de l’histoire.

On s’est fait surprendre par la tombée de la nuit, 15h30 la lumière a commencé à baisser, 16h il faisait quasiment nuit ! On est bien plus au Nord, et niveau températures, c’est le même combat … vraiment ça caille! Le vent du Nord est glacial, bonnet, gants et écharpe au dessus du nez, on était content de rentrer dans une petite boutique de temps en temps.

Puis direction l’auberge de jeunesse dans le quartier Mitte, c’est LE quartier central, pratique quand on est à pieds. Au passage, arrêt dans un supermarché : on s’était fait piquer déodorant et shampoing à l’embarquement, bé oui on ne peut toujours pas prendre avec soi des contenants de plus de 100ml en cabine donc avec juste un bagage à main, c’était prévisible.

J’ai pris ces photos le lendemain matin, puisqu’il faisait nuit quand on est arrivé si vous avez suivi. C’est l’auberge one80º Hostel. Très bon accueil, calme, très propre. Seul bémol à notre arrivée, on se retrouve dans un dortoir avec 3 gus qui pionçaient déjà … alors que j’avais réservé, par téléphone, une chambre privée. Retour à l’accueil, j’explique tout, in english of course, j’appelle voyage SNCF tant bien que mal avec les suffixes patati patata, la nana me répond que j’ai bien une résa pour un dortoir. Bilan, la nana qui a fait ma réservation par tél s’est trompée et comme tout s’est fait à l’oral, je n’ai pas de preuves ! On a repayé 150€ pour être seuls dans notre chambre, la réceptionniste de l’auberge nous dis que ça arrive souvent avec SNCF… pour le prochain voyage, on fera autrement.

Après une petite pause, on repart pour le marché de Noël de la place Gendarmenmarkt, le plus beau que je n’avais jamais vu ! Ils ne rigolent pas avec Noël les berlinois ! Des petites tentes chauffées, des maisonnettes en bois, des sapins d’une hauteur colossale, décorés de haut en bas, des odeurs, de la musique… vous allez me dire « wai un marché de Noël quoi ! » sauf que, c’est plus parlant en photo :

Les sapins sont vraiment immenses ! Et il y en a un peu partout dans les rues, des petits, des grands, tous décorés.

Comme vous pouvez le voir, on était entouré de magnifique bâtiments : le Französischer Dom, Le Deutscher Dom et le Konzerthaus. Ces bâtiments ont été endommagés pendant la seconde guerre mondiale et n’ont été reconstruits qu’à partir de 1977.

Les décors de Noël sont fous, il y en a des milliers ! Très bien exposés, on se croirait dans la maison des lutins du Père Noël ! J’avais les yeux d’une gamine de 5 ans, fabuleux !

Et puis, THE saucisse ! Wurst en allemand, la véritable passion des Berlinois ! Je ne m’attendais pas à en voir à tous les coins de rue comme ça. A Berlin on mange des saucisses dès le petit déj ! Et toute la journée en fait. Dès qu’ils ont une petite faim, ils mangent une saucisse ! On a évidemment testé, et ce n’est pas une mauvaise expérience ! Au bord d’un feu avec une bière et des marrons, j’ai tout simplement adoré !

 Jour 2 :

Après une nuit agréable, on a pris le petit déjeuner à l’auberge. Plein de sortes de pains différents, du salé, du sucré, top ! On a passé la journée du samedi à arpenter la ville, toujours dans un froid polaire.

L’horloge Universelle juste à côté de notre auberge sur Alexanderplatz, la Fernsehturm, tour de télévision, les fameux kiosques à saucisse !

Le Palais du Reichstag, siège du parlement allemand et son impressionnante coupole de verre. On a voulu visiter, on s’y est arrêté à 2 reprises mais la file d’attente de 2h à -8000° nous a comment dire … refroidit encore plus ! Le symbole de l’Ours de Berlin, (parce qu’en allemand, l’ours se dit « Bär » et que, de Bär à Berlin, il n’y a qu’un pas!) Puis la colonne de la victoire avec sa statue dorée : on est monté tout en haut, un peu déçue de la vue, surement en cause la météo très nuageuse.

Pause du midi dans un restaurant typique où on a goûté les spécialités : boulettes mit kartoffelsalat (boulette avec salade de pomme de terre) et le currywurst : saucisse de viande de porc recouverte de ketchup et saupoudrée de curry ! Appétissant hein ? Pas très délicat mais on voulait vraiment tester, c’est ce qu’il y a d’intéressant dans le voyage au final, et c’était plutôt bon ! J’ai l’impression que c’est un peu comme un kebab, toute la ville en fait, il y a des très bons et des très mauvais !

On poursuit à la tombée de la nuit, 16h donc… avec Brandenburger Tor, la Porte de Brandebourg, le monument que j’ai préféré. Avec le sapin de Noël et la Ménorah pour Hanoucca, pas de jaloux !

On est allé ensuite dans le quartier du Tacheless, célèbre pour son art de rue. J’avais lu qu’il était fermé depuis 1 an mais qu’on pouvait encore y entrer par derrière en passant par un jardin. Au final, pas d’accès, on a juste pu voir l’extérieur du bâtiment et ses tags. C’était un peu glauque, la pluie en prime. Et puis l’ambiance s’est améliorée avec la rencontre d’un artiste allemand qui nous a montré son book photos : un genre de montage psychédélique très sympa et surtout inédit !

On a terminé la journée avec une brochette de fraises au chocolat et une ballade au milieu d’un marché de Noël avec sa patinoire en extérieur.

 Jour 3 :

Le dimanche matin on avait décidé d’aller bruncher dans un quartier plus au sud, sur la route de l’aéroport. Je l’avais calé ici puisqu’on reprenait l’avion en début d’après midi, timing idéal. On a pris plusieurs bus pour s’y rendre et c’est vrai que le Berlin périphérique est très différent du centre. On a l’impression d’être en Pologne dans les années 50 ! Des immeubles d’une autre époque, des façades usées, je ne m’attendais pas du tout à trouver la ville dans son jus d’après guerre, comme si le temps s’était arrêté.

Notre point de chute a été le Roamers – Coffee & Booze. Attention, GROS coup de cœur pour ce petit endroit ! La déco est faite de bois, de chaises chinées dépareillées, de pots de fleurs en terre cuite, de plantes grasses. Le serveur, barbu, tatoué et branché, nous a sorti quelques mots de français, les plats sont clairement à tomber à la renverse : de la présentation aux papilles, c’est un régal ! On a eu les yeux carrément plus gros que le ventre ! (sur la fin on a même eu du mal à finir…) ^^

Et notre weekend a touché à sa fin, après 1 métro et 1 train nous avons rejoins l’aéroport Schönefeld et sommes arrivés à Lyon vers 16h.


L’addition siou plait !

les 2 billets d’avion A/R et les 2 nuits en auberge de jeunesse + 2 petits déjeuners = 355€    + 10€ de frais de draps et serviette de toilette = 365€

+ 34€ de parking à l’aéroport

+ 50€ de tickets transport en commun. On a prix chacun un pass de 72h à 25€.

= 449€ soit 225€ par personne

Et je dirais que sur place, le coût de la vie dans les restaurants est le même qu’en France. Le Roamers a un très bon rapport qualité prix, la qualité est même au dessus du prix, on aurait pu payer plus cher.


Moralité…

On a apprécié Berlin, il y a beaucoup de choses à voir, peut être qu’un jour supplémentaire est nécessaire. On aurait du aussi réserver nos places pour le Reichstag Bundestag et ne pas y renoncer pour la file d’attente.

On a apprécié partir juste avant les fêtes de Noël finalement, l’ambiance est particulière, un peu magique. Dans la lignée de notre découverte des capitales européennes, cette année en décembre ce sera Lisbonne ! Les températures seront plus cool, on part avec Easy jet et ce sera notre 1ère fois chez l’habitant avec Airbnb ! Ciao voyages SNCF !

A très vite !

#BERLIN14