Mais vous êtes sûre que vous êtes heureuse ?

Cette question, c’est ma gastro-entérologue qui me l’a posée, après des mois de traitement inefficace.

Sauf qu’à cette question, je n’ai pas été foutue de répondre. Ça veut dire quoi au juste « être heureuse » ? A ce moment là, je ne m’étais jamais posé la question… Ça ne m’a pas aidée du tout, au contraire, ça a ajouté une question à toutes celles que je me posais déjà. Maintenant je me demandais si ma vie me convenait vraiment, si elle n’était pas ailleurs, si mon boulot me plaisait autant que je le disais … merci docteur !

Cette question est en fait une bonne question, il faut juste la prendre de la bonne façon et ne pas se laisser dépasser par ce qu’elle provoque : la cogite aiguë ! J’ai cogité des heures pour y répondre, à aller jusqu’à remettre en cause des choses essentielles. Elle m’a même parue dangereuse, tu peux avoir tellement de doutes que tu peux aller foutre le bordel à des endroits de ta vie où en fait, tout va bien.

Dans ces moments de doutes intenses, je ne vous apprendrai rien en vous disant qu’il ne faut pas s’emballer et agir sous le coup de l’émotion, sous peine de déception interplanétaire ! L’herbe n’est pas forcément plus verte ailleurs, elle peut l’être, l’important est alors de peser les pour, les contre, d’avoir toutes les cartes en mains, de ne pas faire de suppositions. On achète pas une voiture sans l’avoir essayée, ni une maison sans l’avoir visitée, voilà.

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On se dit souvent qu’on serait plus heureux si on avait ce nouveau sac, ces nouvelles pompes, cette nouvelle voiture, une maison bien à nous… « Tout ira mieux quand … » Et on attend de posséder pour être heureux. On se dit qu’on sera plus heureux quand on aura finit l’école, puis on bosse et on se dit qu’on était mieux à l’école… On dit qu’on sera plus heureux quand on sera mariés et qu’on aura des enfants… qu’on sera plus heureux quand les enfants seront grands et qu’on pourra profiter… qu’on sera plus heureux en retraite quand on aura le temps … et puis quoi ? On a attendu la fin de sa vie pour être heureux ? Et l’est on vraiment ? Est ce qu’on ne se retourne pas sur sa vie justement en se disant qu’on a pas assez profité ?

Ce qui m’amène à 2 choses :

  • Le bonheur ne réside pas dans le matériel. Le bonheur n’est pas de désirer ce que l’on n’a pas mais d’apprécier ce que l’on a. Quand on satisfait un besoin de posséder quelque chose, on est satisfait pendant 1 journée, puis ça recommence, on veut autre chose, c’est sans fin. On n’est jamais vraiment satisfait, rien de matériel ne nous rendra vraiment heureux.
  • Il n’y a pas de meilleur moment pour être heureux que maintenant ! Pourquoi attendre ? La vie n’attend pas, les jours passent, le temps est une donnée sur laquelle nous n’avons aucun contrôle et tout ce qui est passé ne reviendra jamais !

Le bonheur ne vient pas de l’extérieur, on doit le trouver en nous. Accepter sa personne, ses défauts, son physique même s’il n’est pas parfait. Assumer ce que l’on pense, ne pas être affecté par le jugement des autres.

Ce jugement d’autrui nous fait tous du mal. Il nous blesse trop souvent parce qu’on lui donne trop d’importance. Ce que les autres pensent leur appartient, ce n’est que leur avis, leur vision des choses. Est ce que vous considérez ces personnes comme des Dieux, détiennent-elles selon vous la vérité universelle ? Je ne pense pas, alors pourquoi les croire ? Vous n’avez pas à être d’accord avec elles et prendre leurs avis comme vrais. Tu pense que je suis grosse, bête, que je manque de compétence, que je suis trop ceci, pas assez cela… grand bien te fasse ! Je sais qui je suis et je suis la seule personne apte à me juger. Soyez sûrs de vous, ne laissez personne altérer la vision que vous avez de vous même. Vous êtes en accord avec vous même ? Ça suffit.

Les personnes qui pensent que le bonheur va venir, que la roue va tourner, que ça va être leur tour maintenant d’être heureux… ne seront jamais heureuses. Vous vous entendez dire « Toute façon c’est toujours les mêmes ! jamais moi ! » ? Avouez le, on l’a tous pensé. Mais le bonheur ne vient pas, c’est à nous de venir à lui, de le créer, de le décider ! Ça viendra de vous et ça viendra avec le changement. Il est inutile d’attendre que l’orage passe ou que les gens changent, le vrai bonheur est d’accepter que les choses soient comme elles sont et de vous changer vous même si ces choses ne vous conviennent pas. La vie ne va pas changer pour vos beaux yeux, vous voulez être heureux ? Sortez vous les doigts du cul !!!

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J’ai compris que le bonheur, c’était de vivre l’instant présent,  le « maintenant ». Il ne sert à rien de regretter, de penser qu’on aurait du faire comme ça, choisir l’autre… c’est fait, et on ne peut rien y changer. Et si pour vous c’est un échec, un mauvais choix, dites vous que vous êtes qui vous êtes grâce aussi à vos erreurs. Transformez ce qui vous parait une erreur en expérience, à ne pas reproduire dans le futur.

Il ne sert à rien non plus de trop se projeter. Vivre dans le futur ne fera que vous décevoir car vous aurez idéalisé. J’ai tendance à le faire, à imaginer  les scènes parfaites, et le jour J, il pleut, ou un tel n’a pas pu venir, ou autre chose, la vie ne se passe jamais comme prévu.

Ecoutez les paroles de cette chanson, qui peut paraître cul cul à la 1ère écoute, ce n’est pas le débat. Qu’on aime ou pas, ce qu’elle dit est la pure vérité : « Le bonheur c’est pas le but mais le moyen, le bonheur c’est pas la chute, mais le chemin ». Le bonheur c’est le voyage pour arriver quelque part, c’est le temps passé à atteindre un but, ce n’est pas uniquement la destination ou l’objectif. C’est tous les jours, c’est des petites choses, c’est les gens !

« J’vais pas laisser passer ma vie » ! Une phrase qui illustre ce dont je parlais plus haut, soyons heureux maintenant avant de se retourner et de regretter.

J’ai finalement répondu à la question. Quand on me l’a posée, non je n’étais pas heureuse, mais je ne le savais pas. Et puis j’ai réglé tous mes problème « internes » comme je vous le racontais ici. Depuis, OUI je suis heureuse ! Et voilà ma définition du bonheur :

  • prendre mon chéri dans mes bras
  • entendre ronronner mon chat,
  • enfiler la robe ou le jean dans lequel je me sens bien, belle
  • Conduire le matin dans ma campagne avec les rayons du soleil (quand yen a…)
  • retrouver mon parapluie sous mon siège de bagnole quand il pleut
  • recevoir un texto de ma moitié qui me souhaite « bon app » à 12h
  • partager le goûter avec ma stagiaire 🙂 Big up Morgane !
  • regarder ma connerie à la télé (j’adore les Marseillais, à prendre au 1000ème degré, ils sont attachants !)
  • le bruit de la poignée de la porte quand Mr Koala rentre à la maison
  • entrer dans la douche avec de l’eau trop chaude
  • me glisser dans mon lit
  • ………..

Voilà, pour moi c’est ça le bonheur ! C’est la vie au quotidien, on peut tout à fait être heureux dans une routine.

Même si en ce moment, ma vie est tout sauf une routine ! Il y a ces petits instants mais aussi de plus grandes choses. Les finitions de la maison et la préparation du déménagement. Il y a aussi l’organisation de mon voyage au Népal ! Je pars dans 6 semaines ! Je discute avec les personnes qui vont m’héberger sur AirBnb, avec leur aide je me fais un planning de dingue, c’est complètement magique !

La vie ne peut pas être intense comme ça tout le temps, il se trouve que ça tombe en même temps, je vis une période vraiment exceptionnelle ! J’en profite, je prends ce qu’il y a à prendre sans me soucier du reste, je vis l’instant. Quand tout sera retombé, j’aurai les souvenirs, l’expérience, et d’autres projets viendront.

Le film « Le guerrier pacifique », que m’a conseillé de voir ma coach en PNL, illustre tout à fait cet esprit de vivre l’instant présent. Il a l’air cul cul aussi au départ, mais c’est une jolie leçon. Il sèmera dans votre tête des petites idées qui feront leur chemin, des petites prises de conscience qui vous amèneront à de plus grandes…

La 1ère vidéo en français que j’ai mise à été supprimée, voici la version english sous titrée

 

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Mais vous êtes sûre que vous êtes heureuse ?

Je sais qui je suis (Histoire personnelle)

Toutes les images de cet article sont issues de la page Facebook
du site La solution est en vous.

ma vie change

Comme je vous l’ai rapidement expliqué dans mon article de bilan 2015, fin 2014 j’ai commencé un travail sur moi, qui m’a mené bien plus loin que ce que je pensais. Ça à l’air super dis comme ça, pourtant, ça a commencé par un mal incurable et ça a été très dur.

Ce mal incurable, c’était des  maux de ventre incessants qui commençaient sérieusement à me pourrir la vie. Ces douleurs duraient depuis déjà de nombreux mois. J’ai vu plusieurs fois plusieurs médecins généralistes, l’un me disait que c’était le stress, un autre m’a donné du charbon pour digérer, bref, aucun ne s’est vraiment intéressé à mon problème. Au bout d’un an, j’en ai eu marre, j’ai pris les devants : en octobre 2014 j’ai prix rendez vous avec un gastro-entérologue. En tant que spécialiste, on allait enfin trouver ce que j’avais, du moins c’est ce que j’espérais…

On a tout reprit depuis le début, fait plusieurs tests. J’ai pris un 1er traitement en octobre 2014, qui a bien fait son effet jusqu’en janvier. Ces quelques mois de répit m’ont fait un bien fou ! Libérééééééée, délivrééééée !!!

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… Pardon, reprenons… Je suis retournée la voir pour faire le point. Le problème était revenu, le traitement devenait inefficace. On a changé une partie du traitement, c’était pas mal, jusqu’en mars ou tout recommence… Cette fois niveau supérieur, on va aller voir ce qu’il s’y passe la dedans ! C’était la meilleure manière de déceler une maladie, une intolérance ou allergie alimentaire… Il était temps car je commençais à avoir peur, à aller voir sur internet, à me faire de mauvais film, cet examen allait nous permettre d’écarter les graves maladies.

Evidemment, je vous le donne en mille… je n’ai rien ! Aucun problème alimentaire, aucun problème physique, tout roule … Bon bon bon, à la fois contente d’être en bonne santé, à la fois déçue parce qu’au moins si on avait trouvé quelques chose, on aurait pu agir dessus. Là, je reste avec mes douleurs…

barrières

FLASHBACK …

Au début de ces douleurs en octobre 2014, en plus d’aller voir une gastro-entérologue, je suis allée voir une sophrologue. On m’en avait parlé, en plus elle faisait des massages du ventre, elle pouvait m’aider. Et c’est vrai que je ne suis pas pro-médecin, je préfère les médecines douces, surtout que je sais que les douleurs du corps sont les expressions d’un mal être intérieur. Ça on y crois ou pas, ça s’appelle la somatisation : somatiser c’est traduire physiquement un problème ou un conflit psychique. Je vous laisse y réfléchir, il y a d’ailleurs un livre très bien dont je me sers depuis des années, Dis moi où tu as mal, je te dirais pourquoi de Michel Odoul. Chaque partie du corps est reliée à un problème psychique, le fait de le lire vous fait souvent prendre conscience des choses et le mal disparaît… sans anti-douleurs ou anti-dépresseurs …

Dans mon cas, la prise de conscience était trop loin, je ne comprenais pas. Et le mal durant, j’ai préféré traiter le problème sur les deux plans, histoire de ne rien rater de grave. Mais au fond, je savais très bien que c’était psychologique tout ça …

J’ai fait avec elle ce qu’on appelle une thérapie brève : 10 séances de sophro, discussion, hypnose… Au fur et à mesure des séances, j’ai compris que je passais tout en force, que je voulais avoir le contrôle de tout et de tous. Comme c’est impossible, abrutie, j’en souffrais beaucoup et était sans arrêt frustrée que les choses ne se passent pas comme je l’avais prévu ou que les gens ne disent pas ce que j’avais envie d’entendre.

A partir de là, j’avais mis le doigt dans l’engrenage de la remise en question. Je me suis rendue compte que certaines de mes réactions, réflexions ne me plaisaient pas. Pourquoi je réagis comme ça, pourquoi je dis ça, j’ai eu besoin de comprendre et de changer. Je voulais être « quelqu’un de bien », bien sur je n’étais pas quelqu’un de mauvais, mais je voulais juste être quelqu’un que j’aurais envie de rencontrer. Je voulais être la meilleure version de moi même !

Plus le temps avançait, plus j’avais des prises de conscience, et en douceur j’ai commencé à changer. Je me rendais compte que je ne réagissais plus comme avant. Puis tu te retourne sur toi même et tu te dis « bordel j’étais comme ça, mais genre la fille insupportable quoi ! » Et là, aucun retour possible en arrière, tu en sais trop, tu ne redeviendras jamais cette personne.

A ce moment là, nous sommes fin 2014, j’attaque 2015 plus sereinement, certains proches remarquent que je suis « différente ». Par contre, je sens que j’ai encore un long chemin à faire, encore beaucoup de choses à changer, pour moi et pour vaincre ces douleurs.

hasard changement

Revenons à nos girafes …

Nous sommes en mars, je sors de mes examens où tout va bien soit disant, mais je vis toujours avec mes douleurs. Nouveau plan d’attaque : la naturopathie !

Oui je suis comme ça, une lâche rien ! Tous les mois je disais à Mr Koala « j’y arriverai, je trouverai ce que c’est ! » Le pauvre, il m’a supporté. Il a été un soutien sans faille, présent, à l’écoute, ce dont j’avais besoin. 

Quand tu as mal et qu’on te dis que tu n’as rien, tu te sens seule. La douleur te fatigue, tu es dans l’incompréhension, pourquoi mais pourquoi ? Il y a des jours ou tu pleure parce que t’es au bout de tes forces, et le lendemain c’est repartit pour le combat !

Je vois donc une naturopathe en avril. On fait le tour de mes habitudes alimentaires, je mange déjà hyper sainement, les analyses n’ont pas montré d’intolérance au gluten ou autre, le problème n’est pas là. Je lui raconte ce que j’ai appris avec la sophrologue, je repars avec ma fiole de fleurs de Bach et quelques bourgeons frais de fleurs à commander sur internet. Les fleurs de Bach me font du bien psychologiquement, je suis apaisée, je ne cherche plus le contrôle des choses, je les accepte. Les bourgeons, ça coûte un petit bras, et honnêtement, ça n’a pas agit sur moi. Là, à force d’essayer de nouvelles technique de soin, je n’ai plus beaucoup d’espoir que ça marche. Pourquoi ça marcherait de toute façon ?

Je revois la gastro-entérologue, qui n’a plus de solution, j’augmente les doses et puis voilà. Je passe une échographie, je n’ai rien, « je vais bien, tout va bien », mouai, ras le bol !

Puis, un nouveau truc : ma meilleure amie suit des formations de PNL, Programmation Neuro-Linguistique, avec une coach géniale. Je sais qu’elle est géniale parce que je le vois, ma meilleure amie est super bien ! Elle prend beaucoup de recul, elle est zen, elle cherche à comprendre et ça marche. C’est partit, je vais la voir.

Change autour de toi

Dés la 1ère séance, j’ai senti qu’elle m’apporterait quelque chose en plus. C’est surement aussi moi qui avait déjà beaucoup avancé et qui était prête à tout entendre. Sa connaissance des comportements humains par rapport à leur vécus lui permet de cerner la cause du mal être et elle te guide. Après, tu es prêt ou non à l’écouter, c’est ton problème, mais si elle sent que tu n’es pas prêt, elle gardera ses conseils pour plus tard.

En 1 séance, elle m’a sortit : « Oui vous aimez plaire quoi » Heuuu ouiiii c’est pas faux…  (…) « Et puis vous voulez être parfaite en fait » Heuuu maintenant que vous le dites ouiiii, c’est pas faux non plus … (…) BIM, ça, c’était fait !

Elle m’explique que nos comportements découlent beaucoup de celui des nos parents, grands parents, même là la génétique fait sa place. Exemple, c’est vrai qu’inconsciemment, je voulais toujours être parfaite, et depuis toujours. En discutant, elle me dis « c’est comme les italiens quand ils sont arrivés en France… » « C’est marrant que vous disiez ça parce que mes grands parents paternels sont italiens et ont immigrés en France » Et voilà, mon grand père en arrivant, s’est fait insulter de « sale rital » qui venait prendre le travail des français. Il a du être parfait pour qu’aucun reproche ne lui soit fait, être parfait pour être accepté et aimé. Voilà d’où vient mon comportement, dingue non ?

A ce moment, mon plus gros problème en fait, c’est l’estime de soi. Je m’estime parfois trop, parfois pas assez, j’ai une estime de moi instable et fragile, des fois je me la pète, des fois je me dénigre et manque de confiance. J’agis en fonction du jugement des autres, par peur d’être rejetée. Je veux être parfaite pour être appréciée. Je savais tout ça au fond, mais mettre des mots dessus permet de vraiment s’avouer les choses, on ne peut plus ni se mentir ni se voiler la face.

Sur ses recommandations, je lis Imparfaits, libres et heureux de Christophe André. Ce livre a tout simplement changé ma vie ! J’ai compris ! Ce livre, pour les gens comme moi, est une libération, l’auteur nous connait par cœur, il voit clair en nous et fait tomber tous les masques. Lire ce qu’on fait à longueur de journée fait que tout simplement on arrête de le faire ! La vraie prise de conscience arrive, j’ai pointé tout ce que je n’aimais pas chez moi et le reste s’est fait quasiment tout seul. Prendre conscience est souvent plus de 80% du boulot. Mais comme vous voyez, ça prend du temps, il faut passer par des chemins jamais empruntés, il faut surtout être prêt à tout entendre !

Comme je disais à cette coach, quand tu règles un problème, t’en a un autre qui arrive… Je vous rassure, à un moment ça s’arrête, mais il faut tous les traiter pour être tranquille, ne pas les fuir. C’est comme les méchants dans un jeu vidéo, t’as l’impression que c’est jamais fini et pourtant à la fin, tu gagnes 🙂

miroir

Après avoir réglé mes problèmes avec moi même, j’ai réglé mes problèmes avec « les autres ». Et là, on parle d’ego et d’effet miroir. C’est pas compliqué, tu n’aime pas une personne, quelque chose t’agace chez elle ? Regarde toi ! Si tu es capable de reconnaître ce comportement qui t’insupporte, c’est que tu le connais déjà, et si tu le connais c’est qu’il est en toi. Dans différentes mesures peut être, mais tu l’as ou tu l’as eu. La prochaine fois que ça vous arrive, posez vous la question, suis je comme ça moi aussi ? Vous verrez que la réponse est quasiment toujours oui ! Et ça vous agacera beaucoup moins car vous saurez que vous êtes pareil. Vous ne pourrez que changer, et l’autre changera.

« Si tu veux que le monde change, change toi toi-même ». Parce qu’à ce moment là, c’est vous que ça dérange, c’est vous qui êtes agacé. L’autre, il va bien, il s’en fou, c’est vous qui en souffrez. Vous pouvez dire « qu’il est con », attendre qu’il change, mais lui s’il n’a pas de problème avec ça, il n’a aucune raison de changer. C’est donc à vous de régler votre soucis car le problème vient de vous.

En prenant en compte l’effet miroir, j’ai « guéris » mes relations avec ma maman. On se reprochait beaucoup de choses, et finalement, on faisait exactement la même chose ! Reprocher à l’autre ce que tu fais toi même, c’est con non ? C’est si simple de reprocher sans se remettre en question, pourquoi on aurait raison et pas l’autre ? L’autre n’est pas forcément con, il suffit juste de se mettre à sa place et d’arrêter d’être égoïste pour tout comprendre.

Avec ça, plus de rapport de force, plus de conflits inutiles ! Ça demande un peu d’entrainement, au début ça fait mal de le reconnaître mais c’est toujours ultra bénéfique.

le bonheur intérieur

Je me suis guérie aussi de ma peur de m’engager, au sens large, si j’avais su que j’avais peur de ça… M’engager, c’est ce que j’ai toujours voulu, et pourtant…

Un jour dans la cour de récréation en 6ème, j’ai tellement saoulé mes copines à vouloir tout diriger qu’elles m’ont laissées toute seule dans la cour… Je ne l’ai compris que l’année dernière mais ça a été un vrai traumatisme, un vrai abandon. Depuis, inconsciemment, le but était d’être parfaite pour ne pas être abandonnée et aussi de ne pas m’attacher, au cas ou on me jette, comme ça, j’en souffrirai moins… ahah maline la fille !

Avec mes amis, je n’allais jamais au bout des relations, je fuyais beaucoup, j’ai même inconsciemment provoqué des conflits pour briser l’amitié moi même de peur que l’autre ne le fasse et me fasse souffrir. Tordu hein ? Mais tout ça était inconscient bien sur, peut être que quelques uns de mes ami(e)s se reconnaîtront…

A partir de là, je ne m’engageais qu’à moitié dans mes amitiés. En couple, j’avais tendance à vouloir tout maîtriser par peur de perdre l’autre. Résultat, 2 relations sérieuses, on habitait ensemble, les 2 se sont barrés … Je l’ai vécu comme 2 abandons, ça a accentué ma peur, ça ne m’a pas aidé à me donner à 100%. Je me suis remise en question, vouloir tout contrôler par peur ne leur laissait pas la place de s’exprimer, et ils s’en sont lassé, normal. A partir de là, il fallait que je me guérisse de cette peur pour pouvoir être heureuse en couple, sinon j’allais répéter le même schéma avec tous les autres.

Et puis j’étais en manque constamment de tendresse, je peux dire que j’en souffrais. Cette impression de n’être jamais rassasiée, se dire qu’on ne sera jamais vraiment satisfaite sur le plan affectif, n’est pas facile à vivre.  En réalité, je ne manquais pas de tendresse, mais je ne le savais pas encore…

Pendant mes vacances, j’ai lu un article qui m’a fait terminer mon processus. Je sentais qu’il ne me manquait pas grand chose pour que tout s’imbrique. Je ne sais plus ce que j’ai tapé dans google pour tomber dessus mais cet article a été LA révélation ! Voilà le début :

« Le syndrome d’abandon ou abandonnisme est un état psychologique de sentiment d’insécurité permanente lié à une peur irrationnelle d’être abandonné. La personne qui souffre d’un état d’abandonnisme est en demande d’affection pour combler un manque originel (séparation traumatisante du passé ou manque d’amour réel ou imaginaire). Si vous avez peur qu’on vous quitte, que vous soyez très exigeant envers votre partenaire, que vos attentes soient démesurées et toujours insatisfaites, lisez ce qui suit pour mettre un terme à vos troubles affectifs. »

Dans ces quelques lignes, je me suis reconnue à 200% ! Tout s’expliquait enfin, les reproches que je pouvais faire venait en réalité d’un problème chez MOI, je demandais aux autres de combler un manque impossible à combler ! Cette prise de conscience d’un dérèglement interne si on peut dire, à mis fin à tout ça. C’est TOI qui a un problème cocotte, alors gère le ! J’avais trouvé la clef !

Finalement, je comprends que cet épisode de la cour de récréation à changé mes codes il y a bien longtemps, bien avant que je ne comprenne la vraie amitié, le vrai amour et qu’au final, je n’avais sans doute jamais « aimé » comme il fallait.

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Moralité …

Je suis allée au bout de mon envie de changer, j’ai trouvé mon équilibre.

Je n’ai plus de douleurs au ventre, tout s’est envolé, je ne prends plus de traitement. Encore une preuve que la médecine générale ne soigne que les symptômes et jamais la cause.

Je ne me pose plus de question, je ne souffre plus, je suis en paix, j’aime ma vie, je suis tout simplement heureuse ! Je suis heureuse avec ce que j’ai, plus de soucis d’insatisfaction, j’ai ACCEPTE.

Mr Koala a été d’une grande patience et j’ai réussi aussi grace à lui. Il a su me consoler et me donner de la force quand j’en ai eu besoin. Cest très important d’avoir une épaule solide, un point de repère et il a été parfait !

Même si je suis passée par des moments difficiles, des larmes, des doutes immenses, des questions sans cesse dans la tête… des fois tu voudrais dire à ton cerveau de « fermer sa gueule » tellement tu en a marre de cogiter ! Je suis ravie d’avoir entrepris ce voyage, en une année, j’ai appris plus sur moi qu’en toute ma vie.

Aujourd’hui JE SAIS QUI JE SUIS

Je finirai avec cette vidéo qui me donne des frissons depuis que je suis petite, à chaque fois. Je vous jure que la prise de conscience finale, ça fait cet effet là, il faut dire que c’est assez similaire…

Au départ, tu ne vois que ce que tu veux voir, tu te voile la face… Puis quelqu’un te montre, t’aide. Tu nies au départ… puis tu  y pense et tu veux bien en parler … Tu prends conscience… Et enfin, tu deviens qui tu dois être ! J’ai revu ce dessin animé le 1er janvier tranquille dans mon canapé, et j’ai pleuré…

Je sais qui je suis (Histoire personnelle)

Le Népal et moi

C’est pour le moins un pays auquel on pense peu pour un voyage, à moins d’avoir une vraie quête spirituelle. J’ai une histoire bien particulière avec ce pays, qui me mène aujourd’hui à faire le plus enrichissant des voyages.

Pour entrer dans le vif du sujet tout de suite, je crois aux signes que la vie, ou autre chose d’ailleurs, peut mettre sur notre route. J’ai compris ça en 2007. Au début, je n’en parlait pas trop, un peu peur de la réaction des autres. Et puis, petit à petit, je me suis rendue compte que l’idée commençait à faire son chemin auprès des gens. J’ai convaincu des proches, comme je me suis laissée convaincre, système boule de neige. Aujourd’hui, j’en parle plus librement, parce que 1, les gens sont de plus en plus ouverts, et 2 je m’assume aussi beaucoup plus qu’à 20 ans ! Je n’ai plus peur de dire ce que je pense, de passer pour un satellite aux yeux des autres.

FLASH BACK … En 2005, j’ai 19 ans,  j’ai fais un stage au parc des Expositions de Nancy (début de l’histoire d’amour avec mon métier, aujourd’hui, je bosse dans celui de Lyon.) Et pendant ce stage se déroule la Foire Internationale avec tous les ans un pays à l’honneur. Je récupère des affiches de la Foire de cette année là et puis d’autres années parce qu’elles me plaisent. Je les accroche derrière ma porte de chambre chez mes parents, voilà c’est joli, au revoir… Pendant des années je ne fais pas DU TOUT attention, j’ai quitté le nid familial en 2005 justement, j’ai laissé ma chambre telle qu’elle a toujours été.

La toute 1ère fois que j’ai tiqué sur ce pays, je crois que je lisais un article sur Jenifer, Star Academy oui oui, qui revenait d’un voyage là bas, elle avait passé quelques temps dans un orphelinat, je crois que c’était en 2006, mes souvenirs sont vagues.

Puis, j’ai le souvenir de faire des recherches bien plus tard, sur comment parrainer un enfant au Népal. On est à peu près en 2010, je passais des heures sur internet à étudier les sites des orphelinats, je me suis concentrée un moment sur le haut Dolpo, région du Nord Ouest du Népal à la frontière du Tibet.

Je m’intéresse au Népal de plus en plus, l’idée me revient souvent. Quand je regarde sur Google les images, il y a un temple que j’adore qui s’appelle le Swayambhunath. Ce mot sera d’ailleurs mon mot de passe pendant longtemps ! Avant de l’écrire sans faire de faute, accroche toi coco !

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Temple Swayambhunath – Kathmandou

Un temple avec cette forme si particulière, les yeux de Buddha, presque perçants, et tous ces drapeaux de prière bleu, rouge, jaune et blanc. Au Népal et au Tibet, ces drapeaux sont très utilisés : il y a de petites prières écrites sur chaque drapeaux, les guirlandes sont accrochées de manière à ce que quand le vent souffle, il emporte avec lui les prières dans les airs. C’est joli hein ? Perso j’adore !

Un jour en 2012 ou 2013 je dirais, je rends visite à mon père, je récupère ma chambre pour le weekend comme d’habitude. Je ferme la porte de ma chambre et là … Merde alors ! Je reste immobile devant ma porte fermée… C’était là pendant tout ce temps, depuis 2005 …

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Affiche Foire Internationale Nancy 2004 – Pays invités à l’Honneur : Inde, Mongolie, Tibet, Népal, Thouban

L’affiche de la Foire de Nancy il y a 10 piges ! Avec le temple en question ! Vous allez me dire « Waiiiiii c’est le hasard ton truc ! » Wai, sauf que le hasard, j’y crois pas ! Je pense que chaque personne que l’on rencontre, chaque bonne ou mauvaise expérience qui nous arrive, ne se fait pas par hasard. Il y a forcément un message à recevoir, quelque chose à comprendre. La fin de cet article vous en dira plus.

Donc après ça, je me suis dis : « Bordel, c’est quoi l’embrouille avec le Népal ? » Mais il était encore trop tôt pour le dire… J’avais eu un indice pour la 1ère fois, il y en aurait surement d’autre. J’aime bien voir la vie de cette façon, comme une course au trésor ! Comme dans « Benjamin Gates » ! Tu sais qu’il y a un trésor quelque part, tu ne sais pas où, tu dois trouver la carte, les indices… On n’a qu’une vie, autant la vivre à sa façon !

Puis, été 2013, vacances en Ardèche, vallon Pont d’Arc, on entre dans une petite boutique ethnique avec des jolis tissus, des sculptures de Buddha, plein d’objets d’art que la dame ramène de ses voyages en Inde et d’ailleurs. On repart avec un bol tibétain et il y a cette petite statuette de Ganesh, vous savez, l’éléphant. J’hésite, on s’en va … Je regrette déjà de ne pas l’avoir pris… Le lendemain on y retourne pour d’autre raison, et là je ne réfléchis pas, j’achète ce mini Ganesh, comme un 6 ème sens, la petite voix en toi qui te le dis.

En rentrant à la maison, je cherche à savoir qui a été Ganesh, pourquoi il m’a attiré autant. Je le connaissais de nom mais basta. Wikipédia, c’est un dieux d’Inde emblématique de l’Hindouisme, proche du Bouddhisme. J’achète « Le Bouddhisme pour les nuls » que je dévore. Tout ça me renvoie encore une fois au Népal, ou cette philosophie de vie  prédomine. Oui le Bouddhisme, l’Hindouisme… contrairement à ce qu’on peut penser ne sont pas des religions mais des façons de penser, des philosophies de vie.

Fin 2013, j’annonce à mon homme que j’ai envie de partir au Népal, pas tout de suite, mais que c’est un projet qui fait son chemin. Je lui dis aussi que je souhaite partir seule, ça n’a évidemment rien à voir avec lui, j’ai juste besoin de le vivre seule. Il le comprend parfaitement et m’encourage.

Il est même bien plus important qu’il ne le croit dans ma démarche. J’ai un amoureux qui se débrouille toujours, partout, qui ne panique jamais, qui est calme dans toutes les circonstances. Il est partit en Haïti en 2011 pour aider après le tsunami. Quand il m’a raconté son voyage, avec ces problématiques sanitaires, ce confort inexistant, ces difficultés pour boire et manger, ça m’a fait relativiser. Moi je suis plutôt du genre à m’emballer pour rien, à m’agacer quand ça ne se passe pas comme prévu…

Je l’ai observé lors de notre voyage à Mayotte en août 2014, puis à Berlin en décembre 2014, il m’inspire en quelques sorte. Je me suis rendue compte qu’il suffisait d’accepter la situation et de faire avec les moyens du bord, tout simplement. Paniquer ne sert à rien, à part empirer les difficultés. Après ces quelques voyages, je me suis sentie capable de le faire !

Et puis, en septembre dernier, je me suis dis « Bon, la blonde, tu vas arrêter de DIRE que tu vas y aller, et tu VAS y aller ! » Synchronisation des montres :  le chéri, OK ! la chef, OK ! Merde, je vais vraiment le faire ? Ça commence à devenir réel… ça fait 15 jours que je compare le prix des billets … Tssss, j’ai peur quand même … je clique… ça y est … j’ai mes billets pour le Népal …!! Whow…

Décollage le 8 avril 2016 pour 10 jours d’aventures ! Pas de trek prévu, il faut 10 jours pour en faire un sympa donc ce sera pour une prochaine fois. Je vais visiter la vallée de Kathmandou, le but est de rencontrer les népalais, leur mode de vie, leur coutumes…

Pas d’hôtels non plus, la forme la plus simple de vivre au plus près des gens c’est encore de vivre AVEC eux ! Ce sera donc Air BnB. Sans me prendre la tête, si je suis bien à un endroit j’y reste, sinon je pars.

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Il y a 3 questions qui reviennent souvent quand je parle de ce voyage : « Mais t’as pas peur de partir seule? »

En fait non. C’est super excitant mais pas effrayant. J’ai eu le temps pendant tous ces mois, voir années, de lire plein de témoignages sur la mentalité du pays, le statut de la femme. Les népalais sont bouddhistes, foncièrement gentils et à l’écoute de leur prochain. Ils ne sont pas racistes mais au contraire très ouverts aux autres. Une femme seule n’est pas en danger, j’ai pu lire qu’à part un « beautiful » dans la rue, elles sont respectées. J’ai même lu qu’une personne qui séjournait dans une auberge avait perdu son porte feuille. Un népalais lui a rapporté avec l’argent à l’intérieur ! Ici en France, on t’importune dans la rue avec des mots bien plus crus que « jolie » et quand tu perd ton porte feuille, quand on te le ramène, si on te le ramène, il est vide !

« Mais pourquoi le Népal? » Au final, c’est plus le Népal qui m’a choisit ! Je n’ai pas de famille là bas, pas d’expérience, rien de spécial, juste une attirance incompréhensible, quelque chose à accomplir la bas, comme si ma déstinée m’appelait…

« Pourquoi tu pars seule, les voyages c’est sympa quand tu les partage non? » Je crois que c’est ce qui tracasse le plus les gens. Je pars seule parce que j’ai BESOIN de le vivre avec moi même. Je pense que je cherche à me prouver quelque chose, à accomplir quelque chose que j’admire chez les autres. Et quand tu es seule finalement, tu es beaucoup plus ouvert aux autres. Quand tu voyages à deux, tu parle la même langue, tu discute de ta vie que tu connais déjà, tu reste quand même dans ton confort, tu as quelques repères. Quand tu es seule, tu as tout le temps de regarder, d’aller à la rencontre des gens, de te perdre, de fouiller en toi des ressources que tu ne connaissais pas, c’est ce que je cherche.

Je peux dire aussi que j’ai une petite quête spirituelle. Depuis un peu plus d’un an, j’ai commencé une grande remise en question. J’ai décidé de me regarder en face, de pointer les choses que je n’aime pas chez moi, mes réactions, mes pensées, et de les changer. Arrêter de me voiler la face, comprendre pourquoi je reproche telle chose à telle personne, et pourquoi le problème ne viendrait il pas de moi ? Il y a une phrase très juste qui dit « Si tu veux que le monde change, change toi toi-même » Et oui, le plus efficace c’est encore d’être acteur de sa vie, pas spectateur en attendant que les autres « soient moins cons », « fassent des efforts », « changent d’attitude ».

Je vous laisse avec une vidéo d’Oprah Winfrey postée sur la page Facebook de Femme d’influence magazine. Ça rejoint beaucoup mon histoire de signes de la vie auxquels il faut être attentif et ses mots sont ultra bien choisis pour en parler.

Belle journée !

Le Népal et moi