(1 gars + 1 fille) + 2 ans = 1 maison

… 2014

En janvier 2014, nous cherchions une maison « toute faite », le projet de construction n’était pas là le 1er. Après X visites, on s’est rendu à l’évidence : on ne trouverait jamais la maison qui allie tous nos critères, on savait un peu trop ce qu’on voulait et on ne voulait pas faire de concessions. Les maisons bricolées Leroy Merlin, avec un chauffage électrique, ou avec le train qui passe à 5m, bon, voilà voilà.

On voulait une maison peu énergivore, passive était le top. Des matériaux de bonne qualité, un mode de chauffage écolo. Donc on s’est dit, le meilleure moyen d’avoir la maison de nos rêves, c’est encore de la faire non ? Et c’était partit !

Le projet a commencé en mars 2014 avec la recherche du terrain, en mai on avait trouvé notre endroit, c’est allé très vite ! En juin on signait le compromis. On a fait nos plans pendant l’été, en s’adaptant au terrain, terrain en pente avec un accès par le haut, ce sera une maison inversée avec le garage en haut, au même niveau que l’étage.

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Notre terrain en mai 2014

Mr Koala a dessiné entièrement notre maison, sur papier millimétré avec un critérium et un réglet, oui comme en techno ! Faut dire qu’il est plutôt très doué en dessin. On a juste prit un architecte DPLG pour faire les plans du permis de construire. Et croyez moi, pour monter ce permis, il faut BAC + 12 !! On aurait été incapables de le faire nous même. On le déposait en octobre, il est revenu en novembre, et oui, ça marche rarement du 1er coup… Re-déposé 2 semaines plus tard, le 3 décembre notre permis de construire était accepté par la mairie. On a posé un joli panneaux et attendu 2 mois pour le recours des tiers. Pour info, vous devez laisser votre panneau de permis visible pendant 2 mois avant d’attaquer quoi que ce soit. Les voisins peuvent consulter votre permis en mairie et le contester si ça ne leur convient pas, une maison trop haute par exemple. Le permis et donc les travaux peuvent être modifiés. On n’a eu aucun problème.

Janvier 2015- Août 2015

Est venue l’étape de la banque et du prêt à finaliser. Début 2015, les taux étaient historiquement bas, tout le monde voulait faire racheter son prêt ou se lançait comme nous dans l’aventure. Plus, quelques soucis de bornes à reposer sur le terrain par la géomètre,  résultat 2 mois d’attente en tout. Le 29 avril on signait enfin chez le notaire, enfin PROPRIÉTAIRES ! Petit conseil à ce niveau, prenez votre propre notaire, ça ne vous coûte pas plus cher, les 2 notaires se partagent les commissions. Le votre est là pour vous défendre, vous expliquer, parce que quand ils lisent l’acte, ils parlent avec leur jargon et tu pige rien ! Avec notre notaire, on s’est senti plus à l’aise, plus confiants.

On avait tout prévu, le lendemain 30 avril, on était là avec beau papa et les tontons pour couper, à grands regrets, notre magnifique cèdre bleu. Là aussi il y a une petite histoire : avec cet arbre, aucune chance de construire une maison, il était malade et dangereux pour la future maison. Même si cet arbre nous appartenait, nous avons du faire intervenir l’Office National des Forêts pour avoir l’autorisation de l’abattre car la vue appartient à tout le monde, c’est l’urbanisme ma p’tite dame ! L’ONF atteste de la mauvaise santé de l’arbre dans un rapport de 30 pages, nous n’avons pas l’autorisation mais l’obligation de le couper. J’ai filmé, je me souviens encore du craquement horrible, à la fois c’était triste, 21m de haut et 100 ans p’tit père, et à la fois c’était le début, la toile blanche.

Puis terrassement par « tonton le terrassier », puis maçonnerie fin mai, jusqu’à fin juillet. L’été a été calme, on attendait la reprise des congés pour l’étanchéité du toit.

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Qui fait quoi ?

Nous avons dessiné cette maison à 2, en prenant en compte le terrain, la position des voisins, nos envies, le budget.

La partie de Mr Koala c’est le terrain : il est chef de chantier, coordinateur de travaux, artisans, commercial, économiste de la construction, livreur ! Rien que ça ! Nous avons fait réaliser la maçonnerie et le toit, tout le reste est passé dans ses mains. On a fait nous mêmes les escaliers de la maison, avec « beau papa le maçon ».

Pour ma part, j’ai en charge la partie administrative : les factures à saisir dans le tableau magique (comparer ce qu’on avait prévu que ça nous coûte et ce que ça nous coûte réellement), photocopie, envoie au siège de la banque pour déblocage, la tenue des comptes. Je passe en mode « chantier » de temps en temps pendant les vacances ou les weekends.

Septembre – Décembre 2015

A la rentrée, déferlante !! Au bureau, j’ai eu 4 salons à organiser en 4 semaines, je bossais la semaine, les weekends, plus quelques mariages. Je me souviens que j’ai eu mon premier weekend de repos milieu octobre. Avec ça, il faut suivre les travaux, ça c’est surtout l’affaire de monsieur mais quand même, c’est une chose si excitante de voir sa maison se construire qu’il faut être là.

A toutes les femmes qui se lancent dans l’aventure autoconstruction avec leur homme, un petit conseil : participez au maximum, avec vos moyens, à votre maison. Au départ, c’est difficile, ce n’est que de la maçonnerie, du gros oeuvre, en tant que femme on ne peut trop rien faire. Mais plus le temps passe, moins on trouve sa place dans le projet. Plusieurs personnes travaillent sur le chantier, mais pas nous, il faut faire attention à ne pas trop se mettre à l’écart, ce qu’on fait naturellement. J’ai eu une période difficile où je ne me sentais pas chez moi, je ne pouvais pas participer car j’avais repris le travail, quand je passais le soir il faisait  nuit donc je ne voyais rien… frustrant. Communiquez avec votre homme, sinon c’est là que la rupture se fait et que les couples se séparent avant même d’avoir terminé la maison. J’ai pu m’investir par la suite quand j’ai eu un peu plus de temps les weekends, et ça m’a fait un bien fou ! J’ai pris mes marques, ma place, c’est devenu MA maison, à moi aussi.

En septembre, nous étions ce qu’on appelle hors d’eau, hors d’air : fenêtres posées et toit étanche. Nous avons un toit plat donc pas de charpente ni de tuiles. Le plus gros de l’électricité et de la plomberie avaient été coulés dans le dallage. En octobre, c’était partit pour l’isolation et le placo. Aaaaaah la laine de verre, c’est ma passion ! Je n’en ai pas fait beaucoup mais le peu me laisse un souvenir, comment dire… piquant ! J’ai rarement autant apprécié une douche qu’après avoir posé de la laine de verre ! C’est volatile, du coup ça pique, tu te gratte, mais ERREUR ! Ça pique encore plus ! Le visage, les poignets… partout !

On pensait que le placo serait plus rapide, on a choisit un montage de rails spécial, Optima exactement,  qui a pris plus de temps. On a finit tout début janvier, avec une pause d’une semaine pour les fêtes. Dans la foulée, les bandes à joints.

Aller, la petite question anecdote : Combien de vis à placo y a-t-il dans la maison ? …… Réponse en fin d’article… Fil rouge haha !

 

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Janvier 2016

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Les paquets que vous voyez sur cette dernière photo, c’est l’isolant de sol, que Mr koala a posé il y a 2 semaines. Dans la foulée, on a posé les tuyaux du plancher chauffant avec l’aide de « tonton le plombier ». Dans la famille on est plutôt chanceux, on a tous les corps de métiers ! Ces tuyaux, c’était assez facile à poser, quand on a quelqu’un qui sait ce qu’il fait, à 3 on a mis une matinée seulement !

Puis les façadiers sont arrivés ! Et là, c’était magique ! C’est comme le placo, c’est visuel, tu vois l’avancement (alors que l’électricité par exemple, t’avance, mais ça se voit pas !)

Encore une petite frustration pour moi, le matin quand je pars il fait nuit, et le soir quand je rentre … il fait nuit ! Donc je n’ai vu au départ qu’en photo, que Mr Koala m’envoyait la journée et puis j’ai enfin vu le résultat… comme dans mes rêves ! Parce que sur les façades, il y a quand même moyen de te planter, tu choisis la couleur sur un nuancier avec des carrés de 5cm sur 5cm donc tu ne te rends pas bien compte. Au final, c’est à tomber, nos petits turcs ont fait de la dentelle, nos voisins viennent nous féliciter tellement c’est beau !

Vendredi on a coulé la chape anhydrite, elle aura besoin de 4 semaines pour sécher. En attendant, on va finir l’électricité, poncer les joints, puis peindre ! Déjà ! Une fois la chape sèche, on pose le carrelage, les faïences de salle de bain.

La pose de la cuisine est prévue mi mars et notre emménagement le 26 mars, weekend de 3 jours pour Pâques, plus confort pour tout ranger avec un jour en plus.

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Moralité…

Il y a deux ans, on cherchait notre endroit. Quand on l’a trouvé, je me suis dis, « C’est absolument magique mais quand même, encore tout ce temps avant de pouvoir y habiter ». J’en avais un peu marre de faire les trajets, il faut savoir que je fais 50 minutes de route le matin et rebelote le soir. Habiter dans cette nouvelle maison veut dire que je ne mets plus que 25 minutes, et ça, J’ACHEEEETE !!

Et puis quand on a emménagé avec Mr Koala, c’était chez lui, donc niveau déco et choix, je n’ai pas fait grand chose. J’attendais avec impatience qu’on ai NOTRE chez nous, à tous les deux, décorer ensemble notre nid.

Chaque étape a été une aventure, il reste encore 2 mois d’efforts. Une des plus belles expériences de la vie qui passera à un nouveau stade très bientôt !

PS : 11 000 ! Les vis à placo, 11 000 !
(1 gars + 1 fille) + 2 ans = 1 maison

Je sais qui je suis (Histoire personnelle)

Toutes les images de cet article sont issues de la page Facebook
du site La solution est en vous.

ma vie change

Comme je vous l’ai rapidement expliqué dans mon article de bilan 2015, fin 2014 j’ai commencé un travail sur moi, qui m’a mené bien plus loin que ce que je pensais. Ça à l’air super dis comme ça, pourtant, ça a commencé par un mal incurable et ça a été très dur.

Ce mal incurable, c’était des  maux de ventre incessants qui commençaient sérieusement à me pourrir la vie. Ces douleurs duraient depuis déjà de nombreux mois. J’ai vu plusieurs fois plusieurs médecins généralistes, l’un me disait que c’était le stress, un autre m’a donné du charbon pour digérer, bref, aucun ne s’est vraiment intéressé à mon problème. Au bout d’un an, j’en ai eu marre, j’ai pris les devants : en octobre 2014 j’ai prix rendez vous avec un gastro-entérologue. En tant que spécialiste, on allait enfin trouver ce que j’avais, du moins c’est ce que j’espérais…

On a tout reprit depuis le début, fait plusieurs tests. J’ai pris un 1er traitement en octobre 2014, qui a bien fait son effet jusqu’en janvier. Ces quelques mois de répit m’ont fait un bien fou ! Libérééééééée, délivrééééée !!!

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… Pardon, reprenons… Je suis retournée la voir pour faire le point. Le problème était revenu, le traitement devenait inefficace. On a changé une partie du traitement, c’était pas mal, jusqu’en mars ou tout recommence… Cette fois niveau supérieur, on va aller voir ce qu’il s’y passe la dedans ! C’était la meilleure manière de déceler une maladie, une intolérance ou allergie alimentaire… Il était temps car je commençais à avoir peur, à aller voir sur internet, à me faire de mauvais film, cet examen allait nous permettre d’écarter les graves maladies.

Evidemment, je vous le donne en mille… je n’ai rien ! Aucun problème alimentaire, aucun problème physique, tout roule … Bon bon bon, à la fois contente d’être en bonne santé, à la fois déçue parce qu’au moins si on avait trouvé quelques chose, on aurait pu agir dessus. Là, je reste avec mes douleurs…

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FLASHBACK …

Au début de ces douleurs en octobre 2014, en plus d’aller voir une gastro-entérologue, je suis allée voir une sophrologue. On m’en avait parlé, en plus elle faisait des massages du ventre, elle pouvait m’aider. Et c’est vrai que je ne suis pas pro-médecin, je préfère les médecines douces, surtout que je sais que les douleurs du corps sont les expressions d’un mal être intérieur. Ça on y crois ou pas, ça s’appelle la somatisation : somatiser c’est traduire physiquement un problème ou un conflit psychique. Je vous laisse y réfléchir, il y a d’ailleurs un livre très bien dont je me sers depuis des années, Dis moi où tu as mal, je te dirais pourquoi de Michel Odoul. Chaque partie du corps est reliée à un problème psychique, le fait de le lire vous fait souvent prendre conscience des choses et le mal disparaît… sans anti-douleurs ou anti-dépresseurs …

Dans mon cas, la prise de conscience était trop loin, je ne comprenais pas. Et le mal durant, j’ai préféré traiter le problème sur les deux plans, histoire de ne rien rater de grave. Mais au fond, je savais très bien que c’était psychologique tout ça …

J’ai fait avec elle ce qu’on appelle une thérapie brève : 10 séances de sophro, discussion, hypnose… Au fur et à mesure des séances, j’ai compris que je passais tout en force, que je voulais avoir le contrôle de tout et de tous. Comme c’est impossible, abrutie, j’en souffrais beaucoup et était sans arrêt frustrée que les choses ne se passent pas comme je l’avais prévu ou que les gens ne disent pas ce que j’avais envie d’entendre.

A partir de là, j’avais mis le doigt dans l’engrenage de la remise en question. Je me suis rendue compte que certaines de mes réactions, réflexions ne me plaisaient pas. Pourquoi je réagis comme ça, pourquoi je dis ça, j’ai eu besoin de comprendre et de changer. Je voulais être « quelqu’un de bien », bien sur je n’étais pas quelqu’un de mauvais, mais je voulais juste être quelqu’un que j’aurais envie de rencontrer. Je voulais être la meilleure version de moi même !

Plus le temps avançait, plus j’avais des prises de conscience, et en douceur j’ai commencé à changer. Je me rendais compte que je ne réagissais plus comme avant. Puis tu te retourne sur toi même et tu te dis « bordel j’étais comme ça, mais genre la fille insupportable quoi ! » Et là, aucun retour possible en arrière, tu en sais trop, tu ne redeviendras jamais cette personne.

A ce moment là, nous sommes fin 2014, j’attaque 2015 plus sereinement, certains proches remarquent que je suis « différente ». Par contre, je sens que j’ai encore un long chemin à faire, encore beaucoup de choses à changer, pour moi et pour vaincre ces douleurs.

hasard changement

Revenons à nos girafes …

Nous sommes en mars, je sors de mes examens où tout va bien soit disant, mais je vis toujours avec mes douleurs. Nouveau plan d’attaque : la naturopathie !

Oui je suis comme ça, une lâche rien ! Tous les mois je disais à Mr Koala « j’y arriverai, je trouverai ce que c’est ! » Le pauvre, il m’a supporté. Il a été un soutien sans faille, présent, à l’écoute, ce dont j’avais besoin. 

Quand tu as mal et qu’on te dis que tu n’as rien, tu te sens seule. La douleur te fatigue, tu es dans l’incompréhension, pourquoi mais pourquoi ? Il y a des jours ou tu pleure parce que t’es au bout de tes forces, et le lendemain c’est repartit pour le combat !

Je vois donc une naturopathe en avril. On fait le tour de mes habitudes alimentaires, je mange déjà hyper sainement, les analyses n’ont pas montré d’intolérance au gluten ou autre, le problème n’est pas là. Je lui raconte ce que j’ai appris avec la sophrologue, je repars avec ma fiole de fleurs de Bach et quelques bourgeons frais de fleurs à commander sur internet. Les fleurs de Bach me font du bien psychologiquement, je suis apaisée, je ne cherche plus le contrôle des choses, je les accepte. Les bourgeons, ça coûte un petit bras, et honnêtement, ça n’a pas agit sur moi. Là, à force d’essayer de nouvelles technique de soin, je n’ai plus beaucoup d’espoir que ça marche. Pourquoi ça marcherait de toute façon ?

Je revois la gastro-entérologue, qui n’a plus de solution, j’augmente les doses et puis voilà. Je passe une échographie, je n’ai rien, « je vais bien, tout va bien », mouai, ras le bol !

Puis, un nouveau truc : ma meilleure amie suit des formations de PNL, Programmation Neuro-Linguistique, avec une coach géniale. Je sais qu’elle est géniale parce que je le vois, ma meilleure amie est super bien ! Elle prend beaucoup de recul, elle est zen, elle cherche à comprendre et ça marche. C’est partit, je vais la voir.

Change autour de toi

Dés la 1ère séance, j’ai senti qu’elle m’apporterait quelque chose en plus. C’est surement aussi moi qui avait déjà beaucoup avancé et qui était prête à tout entendre. Sa connaissance des comportements humains par rapport à leur vécus lui permet de cerner la cause du mal être et elle te guide. Après, tu es prêt ou non à l’écouter, c’est ton problème, mais si elle sent que tu n’es pas prêt, elle gardera ses conseils pour plus tard.

En 1 séance, elle m’a sortit : « Oui vous aimez plaire quoi » Heuuu ouiiii c’est pas faux…  (…) « Et puis vous voulez être parfaite en fait » Heuuu maintenant que vous le dites ouiiii, c’est pas faux non plus … (…) BIM, ça, c’était fait !

Elle m’explique que nos comportements découlent beaucoup de celui des nos parents, grands parents, même là la génétique fait sa place. Exemple, c’est vrai qu’inconsciemment, je voulais toujours être parfaite, et depuis toujours. En discutant, elle me dis « c’est comme les italiens quand ils sont arrivés en France… » « C’est marrant que vous disiez ça parce que mes grands parents paternels sont italiens et ont immigrés en France » Et voilà, mon grand père en arrivant, s’est fait insulter de « sale rital » qui venait prendre le travail des français. Il a du être parfait pour qu’aucun reproche ne lui soit fait, être parfait pour être accepté et aimé. Voilà d’où vient mon comportement, dingue non ?

A ce moment, mon plus gros problème en fait, c’est l’estime de soi. Je m’estime parfois trop, parfois pas assez, j’ai une estime de moi instable et fragile, des fois je me la pète, des fois je me dénigre et manque de confiance. J’agis en fonction du jugement des autres, par peur d’être rejetée. Je veux être parfaite pour être appréciée. Je savais tout ça au fond, mais mettre des mots dessus permet de vraiment s’avouer les choses, on ne peut plus ni se mentir ni se voiler la face.

Sur ses recommandations, je lis Imparfaits, libres et heureux de Christophe André. Ce livre a tout simplement changé ma vie ! J’ai compris ! Ce livre, pour les gens comme moi, est une libération, l’auteur nous connait par cœur, il voit clair en nous et fait tomber tous les masques. Lire ce qu’on fait à longueur de journée fait que tout simplement on arrête de le faire ! La vraie prise de conscience arrive, j’ai pointé tout ce que je n’aimais pas chez moi et le reste s’est fait quasiment tout seul. Prendre conscience est souvent plus de 80% du boulot. Mais comme vous voyez, ça prend du temps, il faut passer par des chemins jamais empruntés, il faut surtout être prêt à tout entendre !

Comme je disais à cette coach, quand tu règles un problème, t’en a un autre qui arrive… Je vous rassure, à un moment ça s’arrête, mais il faut tous les traiter pour être tranquille, ne pas les fuir. C’est comme les méchants dans un jeu vidéo, t’as l’impression que c’est jamais fini et pourtant à la fin, tu gagnes 🙂

miroir

Après avoir réglé mes problèmes avec moi même, j’ai réglé mes problèmes avec « les autres ». Et là, on parle d’ego et d’effet miroir. C’est pas compliqué, tu n’aime pas une personne, quelque chose t’agace chez elle ? Regarde toi ! Si tu es capable de reconnaître ce comportement qui t’insupporte, c’est que tu le connais déjà, et si tu le connais c’est qu’il est en toi. Dans différentes mesures peut être, mais tu l’as ou tu l’as eu. La prochaine fois que ça vous arrive, posez vous la question, suis je comme ça moi aussi ? Vous verrez que la réponse est quasiment toujours oui ! Et ça vous agacera beaucoup moins car vous saurez que vous êtes pareil. Vous ne pourrez que changer, et l’autre changera.

« Si tu veux que le monde change, change toi toi-même ». Parce qu’à ce moment là, c’est vous que ça dérange, c’est vous qui êtes agacé. L’autre, il va bien, il s’en fou, c’est vous qui en souffrez. Vous pouvez dire « qu’il est con », attendre qu’il change, mais lui s’il n’a pas de problème avec ça, il n’a aucune raison de changer. C’est donc à vous de régler votre soucis car le problème vient de vous.

En prenant en compte l’effet miroir, j’ai « guéris » mes relations avec ma maman. On se reprochait beaucoup de choses, et finalement, on faisait exactement la même chose ! Reprocher à l’autre ce que tu fais toi même, c’est con non ? C’est si simple de reprocher sans se remettre en question, pourquoi on aurait raison et pas l’autre ? L’autre n’est pas forcément con, il suffit juste de se mettre à sa place et d’arrêter d’être égoïste pour tout comprendre.

Avec ça, plus de rapport de force, plus de conflits inutiles ! Ça demande un peu d’entrainement, au début ça fait mal de le reconnaître mais c’est toujours ultra bénéfique.

le bonheur intérieur

Je me suis guérie aussi de ma peur de m’engager, au sens large, si j’avais su que j’avais peur de ça… M’engager, c’est ce que j’ai toujours voulu, et pourtant…

Un jour dans la cour de récréation en 6ème, j’ai tellement saoulé mes copines à vouloir tout diriger qu’elles m’ont laissées toute seule dans la cour… Je ne l’ai compris que l’année dernière mais ça a été un vrai traumatisme, un vrai abandon. Depuis, inconsciemment, le but était d’être parfaite pour ne pas être abandonnée et aussi de ne pas m’attacher, au cas ou on me jette, comme ça, j’en souffrirai moins… ahah maline la fille !

Avec mes amis, je n’allais jamais au bout des relations, je fuyais beaucoup, j’ai même inconsciemment provoqué des conflits pour briser l’amitié moi même de peur que l’autre ne le fasse et me fasse souffrir. Tordu hein ? Mais tout ça était inconscient bien sur, peut être que quelques uns de mes ami(e)s se reconnaîtront…

A partir de là, je ne m’engageais qu’à moitié dans mes amitiés. En couple, j’avais tendance à vouloir tout maîtriser par peur de perdre l’autre. Résultat, 2 relations sérieuses, on habitait ensemble, les 2 se sont barrés … Je l’ai vécu comme 2 abandons, ça a accentué ma peur, ça ne m’a pas aidé à me donner à 100%. Je me suis remise en question, vouloir tout contrôler par peur ne leur laissait pas la place de s’exprimer, et ils s’en sont lassé, normal. A partir de là, il fallait que je me guérisse de cette peur pour pouvoir être heureuse en couple, sinon j’allais répéter le même schéma avec tous les autres.

Et puis j’étais en manque constamment de tendresse, je peux dire que j’en souffrais. Cette impression de n’être jamais rassasiée, se dire qu’on ne sera jamais vraiment satisfaite sur le plan affectif, n’est pas facile à vivre.  En réalité, je ne manquais pas de tendresse, mais je ne le savais pas encore…

Pendant mes vacances, j’ai lu un article qui m’a fait terminer mon processus. Je sentais qu’il ne me manquait pas grand chose pour que tout s’imbrique. Je ne sais plus ce que j’ai tapé dans google pour tomber dessus mais cet article a été LA révélation ! Voilà le début :

« Le syndrome d’abandon ou abandonnisme est un état psychologique de sentiment d’insécurité permanente lié à une peur irrationnelle d’être abandonné. La personne qui souffre d’un état d’abandonnisme est en demande d’affection pour combler un manque originel (séparation traumatisante du passé ou manque d’amour réel ou imaginaire). Si vous avez peur qu’on vous quitte, que vous soyez très exigeant envers votre partenaire, que vos attentes soient démesurées et toujours insatisfaites, lisez ce qui suit pour mettre un terme à vos troubles affectifs. »

Dans ces quelques lignes, je me suis reconnue à 200% ! Tout s’expliquait enfin, les reproches que je pouvais faire venait en réalité d’un problème chez MOI, je demandais aux autres de combler un manque impossible à combler ! Cette prise de conscience d’un dérèglement interne si on peut dire, à mis fin à tout ça. C’est TOI qui a un problème cocotte, alors gère le ! J’avais trouvé la clef !

Finalement, je comprends que cet épisode de la cour de récréation à changé mes codes il y a bien longtemps, bien avant que je ne comprenne la vraie amitié, le vrai amour et qu’au final, je n’avais sans doute jamais « aimé » comme il fallait.

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Moralité …

Je suis allée au bout de mon envie de changer, j’ai trouvé mon équilibre.

Je n’ai plus de douleurs au ventre, tout s’est envolé, je ne prends plus de traitement. Encore une preuve que la médecine générale ne soigne que les symptômes et jamais la cause.

Je ne me pose plus de question, je ne souffre plus, je suis en paix, j’aime ma vie, je suis tout simplement heureuse ! Je suis heureuse avec ce que j’ai, plus de soucis d’insatisfaction, j’ai ACCEPTE.

Mr Koala a été d’une grande patience et j’ai réussi aussi grace à lui. Il a su me consoler et me donner de la force quand j’en ai eu besoin. Cest très important d’avoir une épaule solide, un point de repère et il a été parfait !

Même si je suis passée par des moments difficiles, des larmes, des doutes immenses, des questions sans cesse dans la tête… des fois tu voudrais dire à ton cerveau de « fermer sa gueule » tellement tu en a marre de cogiter ! Je suis ravie d’avoir entrepris ce voyage, en une année, j’ai appris plus sur moi qu’en toute ma vie.

Aujourd’hui JE SAIS QUI JE SUIS

Je finirai avec cette vidéo qui me donne des frissons depuis que je suis petite, à chaque fois. Je vous jure que la prise de conscience finale, ça fait cet effet là, il faut dire que c’est assez similaire…

Au départ, tu ne vois que ce que tu veux voir, tu te voile la face… Puis quelqu’un te montre, t’aide. Tu nies au départ… puis tu  y pense et tu veux bien en parler … Tu prends conscience… Et enfin, tu deviens qui tu dois être ! J’ai revu ce dessin animé le 1er janvier tranquille dans mon canapé, et j’ai pleuré…

Je sais qui je suis (Histoire personnelle)

2016, Joie !

Je n’ai pas encore pris le temps de vous souhaiter mes vœux pour cette nouvelle année !

Je vous souhaite une merveilleuse et une douce année 2016 ! Que cette année soit remplie de projets et d’énergie pour les réaliser !

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On a tous fait un petit bilan de notre année 2015, pour ma part, ça aura été une année chargée, très chargée. Professionnellement et personnellement.

Beaucoup de salons à organiser, beaucoup de weekend travaillés, une maison à construire, des relations à entretenir, un couple à bichonner encore plus avec beaucoup moins de temps. Ça relève du défi !  Surtout qu’avant de commencer, tu ne sais pas tout ça, tu le comprends au fil de l’eau.

Tout le monde vous le diras si vous vous lancez dans le projet maison, en auto-constructeurs, c’est une épreuve. La plus dure pour un couple il parait, après ou avant l’épreuve du bébé, ça dépend des gens. Quand on s’est lancé, on entendait des histoires du genre « ils se sont séparés quand la maison a été finie, faites attention à vous, ça passe ou ça casse ». On était sur de nous, ça ne pouvait pas nous arriver « à nous », et puis on s’est rendu compte qu’on était comme tout le monde, évidemment, c’était prétentieux.

Et c’est vrai que ton couple dans cette période requiert beaucoup plus d’attention qu’en période normale. Il faut s’écouter, prendre soin l’un de l’autre, gérer le stress des imprévus, ne pas rejeter la faute sur l’autre. Il faut se mettre à sa place, essayer de comprendre ses contraintes. C’est vrai que ça c’est au quotidien, mais dans ce projet, c’est primordial, c’est plus qu’avant, c’est essentiel.

Pour ma part, un boulot très prenant aussi, des amplitudes horaires larges, des weekends… Ma décision de me remettre en question m’a pris beaucoup de temps et d’énergie aussi. Je vous ferai un article la dessus, c’est un voyage que j’ai fais en moi même et je peut dire que c’est la meilleure chose que j’ai entreprise. « Pendant des années, j’ai attendu que ma vie, (ou que les autres) change. Maintenant, je sais que c’était elle qui attendait que moi je change ». J’ai trouvé cette phrase il y a quelques semaines et elle illustre parfaitement ce que j’ai vécu.

Je termine 2015 bien plus forte qu’avant, plus sûre, plus apaisée, plus amoureuse. Un lien de plus nous uni, NOTRE maison, celle qu’on a pensée, dessinée, imaginée. On dit aussi que c’est dans la difficulté qu’on apprend, qu’on se révèle, la victoire est d’autant plus belle.

2015, tu as été longue et courte à la fois, tu as été dure et belle, tu as été intense, tu as été fatigante, tu as été plus que tout enrichissante ! Une vraie année charnière.

Tu prends des résolutions pour 2016 ?

2015 a été la seule année au début de laquelle je n’ai pris aucune résolutions et au final, c’est l’année où j’ai changé le plus de choses, au fur et à mesure de ce que j’apprenais sur moi, sur les autres, sur nous. Donc j’ai envie de continuer et ne pas avancer que je ferai ci ou que j’arrêterai de faire ça.

Il y a seulement 2 choses qui me tiennent à cœur :

  • arrêter de regarder mon portable toutes les 2 secondes ! Ah oui ça j’aimerais me désintoxiquer !
  • prendre soin de mon couple plus que jamais ! Forts de cette année et de cette expérience, le meilleure reste à venir avec l’emménagement fin mars !

Encore très belle année à vous tous, pourvu qu’elle soit douce !

2016, Joie !